DEVON SAWA
 
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Biographie Devon Sawa
Acteurs né le 07/09/1978 à Vancouver


Au début des années 1990, Devon Sawa avait la cote auprès des fillettes et des jeunes adolescentes. Des films comme Casper, Little Giants et The Boys Club lui ont vite assuré d'avoir son visage dans de nombreuses chambres à coucher. Il est aussi apparu en page couverture de plusieurs magazines du style Filles d'aujourd'hui. Bref, il n'avait rien à envier aux New Kids on the Block.
Mais un jour, le jeune acteur canadien (il a vécu en Colombie-Britannique) a décidé d'oublier Hollywood un moment pour, justement, se faire oublier. Par crainte de ne jamais grandir dans le coeur de ses fans. La retraite a duré un an et demi. «Je me trouvais vieux pour jouer dans des films pour très jeune public, a confié l'acteur de 23 ans à des journalistes réunis dans un hôtel de Los Angeles, il y a deux semaines. Ce genre de carrière ne dure pas. Je voulais m'assurer de faire ma marque dans un marché pour adultes. Je n'ai pas eu à m'en faire financièrement, car j'habitais encore chez mes parents. Je me suis demandé si j'allais être capable de revenir dans ce milieu sans devoir repartir à zéro. Mais j'étais prêt à prendre le risque de m'effacer provisoirement.»

Sa décision a selon lui porté ses fruits. Lorsqu'on a revu la moue de Sawa, c'était dans des films pour public à peine plus vieux, mais nettement plus masculin: Idle Hands, S.L.C. Punk et, maintenant, Slackers (Les Complices en version française). Dans ce dernier, Sawa se permet une scène d'amour, à peine vêtu, devant la caméra. Un moment plutôt inoffensif dans ce film où l'excès est de mise et qui place American Pie au rang d'émission de recettes de cuisine. «C'est le premier film hardcore dans lequel je joue, dit-il. Et c'est la première fois que ma mère me verra LE faire. Ouille!»

Slackers a, en effet, tout pour tenir à l'écart les filles qui ne rêvent, sur grand écran, que d'amour et d'eau fraîche. À l'Université Holden, Dave (Sawa), Sam et Jeff sont passés maîtres dans l'art de la tricherie. Est-ce parce qu'ils sont nuls à l'école ou qu'ils ont mieux à faire qu'étudier? L'un n'en a que pour la plus belle fille du campus; l'autre, que pour son pénis... Après avoir bêtement manoeuvré lors d'un examen de physique de fin d'année, Dave se fait pincer par Ethan (Jason Schwartzman), un nerd mesquin qui menace de tout avouer à la direction si le trio ne pousse pas la sublime Angela (l'ex-mannequin James King) dans ses bras. Ethan lui voue un amour tel qu'il s'est tricoté une poupée avec ses cheveux pour faire l'amour avec elle...

De quoi, en effet, faire honte à maman !

«Ce film s'inspire de mes exploits au collège et à l'université, bien que je n'aie jamais triché, mentionne David H. Steinberg, scénariste à qui l'on doit «l'intrigue» d'American Pie 2. Mes amis et moi étions du genre à ne pas aller souvent à nos cours. On essayait de trouver des moyens ingénieux pour battre le système. Combien de coups pouvait-on faire en une seule journée? On ne s'imposait aucune limite. Encore aujourd'hui, pour plusieurs, les cours viennent après les soirées entre amis autour d'une pizza et devant la télévision. Je me rappelle avoir passé un examen final à l'université sans jamais être allé à mes cours et avoir vu le prof!»

«Tourner Slackers fut toute une aventure, digne d'une colonie de vacances estivales, estime le réalisateur Dewey Nicks, qui a fait sa marque en mode et en publicité. En pub, on nous rappelle constamment qu'il faut respecter le produit filmé et les exigences des annonceurs. Dans Slackers, il n'y a rien de moralisateur, de prétentieux et de sérieux. C'est un film pour ceux qui aiment la bière!»

Devon Sawa ne pouvait trouver plus belle chaussure à son pied. «Au collège, j'ai manqué beaucoup de cours et j'ai même coulé celui d'art dramatique! Disons que je n'étais pas bon à l'école. Plus jeune, j'étais turbulent. Un professeur a suggéré à ma mère de me trouver une activité pour canaliser mon énergie. Elle m'a donc inscrit, à 11 ans, dans une école de théâtre.»

Après avoir joué dans une comédie aussi scabreuse que Slackers, Sawa souhaite maintenant s'engager sur la voie des films plus sérieux. Il reste confiant, même si ses efforts pour décrocher les rôles principaux dans Star Wars et Spider-Man sont restés vains.

«J'aimerais tenir un fusil une fois... dans un film! J'aimerais également décrocher un rôle comme celui de Sean Penn dans I Am Sam.» Pour faire plaisir à sa mère?

Zizis, lolos

Ceux qui sont restés sur leur appétit après avoir consommé American Pie 2 et Scary Movie 2 raffoleront de Slackers. Pas que ce premier film de Dewey Nicks (qui a fait nettement mieux en mode et en pub) soit indigeste. Seulement profondément stupide, même s'il est bien réalisé. Comme si lorsqu'on a 18 ans et qu'on a le malheur (!) d'étudier, on ne peut faire autrement que de s'éclater de n'importe quelle façon, entre deux cours, question d'oublier son plate quotidien.

L'université rendrait-elle épais? Oui, à en juger par les agissements des personnages principaux du film qui n'en ont que pour la triche, la masturbation, le fétichisme, les batailles de nourriture et les gros lolos. Papa et maman seront cependant contents d'apprendre que Slackers a quelque chose d'éducatif. On y apprend que réussir un examen de fin d'année sans être une tronche ou sans étudier est un jeu d'enfant. Et que les zizis ne se plaisent pas que dans des tartes fumantes. Ils aiment aussi parler et chanter !

Dewey Nicks et le scénariste David Steinberg ne semblent s'être imposé aucune limite pour faire rire gras et créer des malaises à plusieurs occasions. Il y a certes de bons flashs ici et là dans l'histoire, mais ils sont dispersés dans un amas d'inepties.

Les comédiens disent avoir beaucoup improvisé sur le plateau, créant même des situations à faire tiquer le producteur. Parions tout de même qu'il trouvera du financement pour remettre ça, même si les personnages sont supposés décrocher leur diplôme à la fin de l'histoire !

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