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Biographie
Jared LETO
Acteurs
né le 26/12/1971 à Bossier
City, Louisiane, USA
Qu'il
est loin le temps où le beau Jared jouait de sa mèche
folle et de son regard mystérieux auprès des adolescentes
en socquettes dans la série "Angela, 15 ans",
gentiment rebelle au volant de son bolide rouge et criant sa
flamme pour Claire Danes au son de sa guitare électrique.
Le jeune homme a mûri, s'est libéré de son carcan de séducteur
pour jouvencelle et s'adonne aujourd'hui avec sérieux à
une carrière d'acteur des plus prolifiques. Et la petitesse
de ses rôles n'a d'égal que la grandeur des films auxquels
il s'est joint (par exemple Fight Club ou La Ligne Rouge).
Longtemps remisé à l'arrière-plan, Jared Leto vient néanmoins
de trouver la rédemption à travers la descente aux enfers
que lui a proposée Darren Aronofsky et son Requiem for a
dream. Le réalisateur de PI vient d'offrir à l'acteur la
chance d'exploiter toutes les facettes de son talent comme
jamais il n'avait pu le faire auparavant à Hollywood.
Depuis, les scénarios s'amassent devant la porte de Jared,
qui vient notamment de signer pour incarner le chef d'une
bande de malfrats dans The Panic Room, le prochain David
Fincher.
Jared voit le jour en 1971, dans un coin reculé de
Louisiane qui ne laisse guère d'autres choix pour un jeune
homme ambitieux que de déguerpir au plus vite. Il part donc
à 16 ans pour la grande ville de Philadelphie avec l'espoir
secret de devenir peintre ou sculpteur. Néanmoins, pour
pouvoir étudier à l'Université des Arts de Philadelphie
le jour, Jared doit se trouver un job de portier le soir, ce
qui ne laisse pas beaucoup de temps au jeune homme pour
travailler ses nus et se pencher sur les oeuvres des grands
maîtres. Rapidement lassé par de bien mauvais résultats,
Jared se réoriente un peu par hasard dans la section réalisation
de l'Ecole des Arts Visuels de New York.
En apprenant les rouages d'un tournage, le placement des éclairages
et le fonctionnement d'une caméra, le beau ténébreux se
dit qu'il s'y verrait bien devant, la caméra, et sous les
projecteurs.
Sans y réfléchir à deux fois, il quitte la grosse pomme
pour s'installer dans une chambre de bonne à Los Angeles.
Avec quelques dollars en poche, il se fait tirer le portrait
pour disposer d'un book qu'il présentera à toutes les
agences de casting de la ville. Impressionnée par sa belle
gueule et son air décidé, la production de la série qui révèlera
également Claire Danes lui signe son premier contrat dans
Angela, 15 ans. Jared devient Jordan Cataleno, le rocker à
l'âme sombre qui envoûte le coeur des jeunes filles dans
une série adolescente comme il y en a tant d'autres. Menacé
de rester cloisonné dans ce genre de personnage limité,
Jared redouble d'efforts pour trouver "le" rôle
qui lui ouvrira les portes du cinéma. Après quelques déboires,
la participation à des téléfilms et autres feuilletons
alimentaires (La famille Torkelson), le comédien décroche
enfin un "vrai" rôle dans Le Patchwork de la vie,
aux côtés de Winona Ryder et Ellen Burstyn (sa mère dans
Requiem..).
Il enchaîne rapidement sur d'autres projets plus ou moins réussis,
tels que Last of the High Kings de David Keating,
Prefontaine de Steve James, qui lui vaut le rôle principal
en la personne de ce célèbre coureur olympique, ou encore
Basil de Rhada Bharadwaj, aux côtés de Christian Slater et
Claire Forlani.
Depuis deux ans, il tourne pour des films à plus gros
budgets, même si pour certains il doit se contenter de
petites apparitions. On a donc eu l'occasion de le voir dans
Urban Legend, de Jamie Blank, Black and White de James
Toback, et de l'apercevoir dans Fight Club de David Fincher,
La ligne rouge de Terrence Malick, Une vie volée de James
Mangold ou encore American Psycho de Marry Harron.
Bien que sans cesse en tournage, le pauvre Jared Leto ne
trouvait pas la reconnaissance tant espérée, et avouons
que bien peu de spectateurs peuvent mettre un nom sur son
visage.
Mais comme après toute ligne droite, il y a un virage. Et
ce virage, plutôt serré, s'appelle Requiem of a dream,
futur film culte s'il en est, qui va donner raison à la
persévérance du comédien.
D'ailleurs, la reconnaissance à travers ce film, Jared Leto
la mérite bien puisque jamais auparavant il ne s'était
investi à ce point dans l'identification à un personnage.
Pour préparer le tournage, l'acteur s'est délesté au
passage de douze kilos, s'évanouissait de faim, a fait un séjour
dans la rue auprès de toxicomanes, et a failli devenir fou
(il a notamment arrêté le sexe pendant deux mois). Rien
que ça.
Aujourd'hui encore, il a bien du mal à se débarrasser de
cet accent new-yorkais qu'il avait dû adopter pour le film
et se remet difficilement des tensions inexplicables avec
les autres comédiens et de l'état de dépendance constant
dans lequel il devait "vivre" à travers son
personnage durant le tournage.
À l'instar d'un Johnny Depp ou d'un Brad Pitt, Jared Leto
aime prendre des risques et ne semble pas vouloir tirer
profit de sa belle gueule pour satisfaire les minettes dans
des productions qui le mettraient plus à son avantage. Le
vent vient de tourner, lui souffle dans le dos et dirige le
jeune comédien vers une autre direction : le succès. |