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Biographie
Michael T. Weiss
Acteurs
né le 02/02/1962 à Chicago
Michael
T. Weiss, c'est le nouveau sexe-symbole du petit écran, de
la dynamite prête à exploser. Et nombreuses sont celles
qui songent à appuyer sur le bouton pour provoquer l'événement.
Raffinement suprême, la beauté du diable arbore une gueule
d'ange, mène une vie calme et rangée et, disons le tout
net, possède une sacrée dose de charisme et de talent.
Bien sur, de beaux gosses, il n'en manque pas à la télévision
américaine. Certains sont même assez sublimes, à la fois
séduisants et bons acteurs. Parmi eux, citons Brad Pitt,
ex-figurant de Dallas qui mène depuis ses débuts dans cet
univers impitoyable un beau brin de carrière et qui déborde
d'une belle ambition. Mais il n'existe que peu de types
comme Michael T. Weiss lequel possède à la fois ce look,
ce regard, ce sourire, ce charme ambigu.
D'ailleurs, il colle si bien à la nature de Jarod qu'on
peut se demander lequel ressemble le plus à l'autre et vice
versa: c'est même tellement troublant que les téléspectateurs
ont marché sur le coté fac-similé acteur-personnage.
"Je pense être à mon modeste niveau, moi aussi un Caméléon
car la base même du métier de comédien, c'est de
s'adapter comme lui à toutes les compositions" dit-il
à propos de son rôle dans le caméléon (the Pretender).
Pour Michael T Weiss, tout a commencé dix ans auparavant
coté carrière. Et trois décennies en arrière pour sa
venue au monde dans un quartier de classe moyenne, à
Chicago, le 2 février 1962, ou il grandit en toute quiétude.
Il adore le théâtre mais le virus des planches a une
incubation plutôt lente. Ses premières apparitions, il les
effectue en tournant des publicités pour une télévision
locale de l'Illinois. D'occupation lucrative, cela se
transforme en passion. Il persiste et s'inscrit à la très
sérieuse école d'art dramatique U.S.C. En 1984, il en sort
diplômé et tente sa chance auprès de grandes chaînes de
télévision. Michael, petit fils d'immigrés juifs de
l'Europe de l'Est, ne veut pas réussir à n'importe quel
prix et rester "clean", pas question de tourner
dans n'importe quelle sitcom! Normal lorsqu'on s'appelle
Weiss... traduisez Blanc dans le langage germano-hébraique.
Pourquoi ne pas auditionner pour Days of our Lives (Les
jours de notre vie-actuellement sur TMC), l'un des plus
anciens SOAPS de l'histoire de la télévision: crée le 9
novembre 1965, il a lancé de nombreuses stars du petit écran:
Michael Easton (Two) Billy Warlock (Alerte à Malibu) ou
Shanon Tweed (Falcon Crest)sortent des rangs. Six années
durant, Michael incarnera le séduisant docteur Peter
Horton, fils de Mickey et Laura Horton, une des dynasties médicales
vedettes du célèbre feuilleton. Engagé pour cinq années,
entre 1985 et 1990, la série lui sert de tremplin. Le voilà
enfin lancé!
En 1990, il change de rôle et devient Joe Haskell alias
Peter dans Dark Shadows, série surnaturelle pleine de
vampires diffusée sur NBC ou il donne la réplique à Roy
Thinnes (Les Envahisseurs) ou encore Ben Cross (Les Chariots
de feu). Hélas, la série s'avère être un échec total: démarrée
le 13 janvier 1991; elle est stoppée le 22 mars suivant!
Michael se retrouve ensuite dans 2000 Malibu Road,
production signée du roi des séries, Aaron Spelling: il y
incarne Roger Tabor, le boy-friend de Perry alias Jennifer
Beals, l'héroïne de Flashdance. Après cette comédie
gentillette, l'acteur a besoin d'un passeport indispensable
pour le succès, un rôle idéal pour une métamorphose, ce
sera Jarod.
Comment Michael a-t-il décroché le rôle ? Tout simplement
lors d'un festival à Aspen, Colorado, ou un producteur lui
conseille de se mettre sur les rangs. Il sera engagé, suivi
par Andréa Parker, Patrick Bauchau et le reste du casting.
Le tournage de la série débute au printemps 1996, la
diffusion démarre dès le mois de septembre suivant sur la
chaîne NBC.
Entre temps, il décroche un rôle assez important dans un
film inspiré d'une pièce de Paul Rudnick, Jeffrey, comédie
dans laquelle il incarne Steve, un séduisant homosexuel
dont Jeffrey tombe éperdument amoureux. Le film a été
difficile a monter bien que la pièce ait été récompensée
à Broadway. "A l'écran, un baiser entre hommes est
plus répréhensible qu'un bombardement ou une attaque d'aliens"
ironise Michael. D'ailleurs beaucoup d'acteurs avaient refusé
le rôle, gênés parce que le rôle demandait de faire des
plaisanteries sur le sida. Après un tournage homérique à
New-York, Michael rejoint le plateau du Caméléon, tandis
que le 19 septembre NBC débute la diffusion régulière de
la série. Le succès est au rendez-vous. Grâce à ce rôle-titre,
Michael va rapidement profiter de ce regain de popularité
inespérée: il s'est fait tout seul et ça se sent. Il gère
sa carrière en habile stratège.
Dans Freeway, dirigé par Matthew Bright, il incarne Larry,
maquereau d'une prostituée (Amanda Plummer), drôle de
beau-père qui cherche l'aventure avec sa belle-fille, avant
d'être arrêté par la police. Encore un belle brochette de
stars à l'affiche, mais avec qui, hélas, il n'a aucune scène.
"C'est un rôle violent, dur, mais pas une violence
gratuite, elle ne fait que révéler la vérité sur la façon
dont beaucoup de gens vivent en marge de la société"
dit-il. De plus en plus sollicité par le grand écran, il a
été dirigé l'été dernier par Ken Griswald dans Net
Worth (littéralement Valeur Nette), encore une histoire
d'hommes et de femmes face à l'amitié et à l'amour, de
belles histoires relationnelles. "J'y incarne un type
assez négatif, coureur, alcoolique. Cela me change bien évidemment
du concept de Jarod".
En 2001, l'odyssée télévisuelle avec ce personnage
devrait prendre fin selon les termes de son contrat. Entre
temps Michael aura sans doute accepté pas mal de
propositions... professionnelles. Solitaire et toujours célibataire,
il adore écrire et sa première pièce "Stream of
Consciousness" a été récemment jouée et produite
par l'une de ses amies. A Santa Monica ou il réside, il
milite et oeuvre au sein d'un comité écologique, l'ECO (Earth
Communication Organization). Entre innocence et génie,
Jarod permet en effet à Michael de développer mille
facettes de sa propre personnalité. En revanche, l'acteur
aspire aujourd'hui à une carrière au cinéma qui lui
permettrait de mieux varier son registre. Champion de la métamorphose,
il adore la France et pourrait bien accepter un rôle chez
Kassovitz ou Klapisch, ou encore se retrouver à Londres sur
les planches dans la troupe de la Royal Shakespeare Company.
C'est ça l'effet Jarod! |